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Ville de Séméac
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Histoire et patrimoine

Séméac, ville tranquille, fenêtre sur les Pyrénées, montagnes sauvages et magnifiques, porte son histoire avec fierté et s’engage dans l’avenir.

En Bigorre, aux portes de Tarbes, SEMEAC, chef-lieu de canton des Hautes-Pyrénées s’étend, sur la rive droite de l’Adour, sur un territoire de 629 ha, à une altitude moyenne de 320 m.

Du sud au nord serpente le canal Alaric, dont le nom viendrait, d’après une légende, d’un roi Wisigoth qui aurait fait creuser ce canal pour alimenter en eau le campement de sa cavalerie.
L’irrigation relativement aisée des terres favorisa l’élevage des vaches laitières et les cultures maraîchères : Séméac alimentait autrefois une bonne partie de la ville de Tarbes en lait et en légumes frais. Il faut peut-être rechercher davantage dans la vocation légumière de Séméac que dans l’humidité de son terroir, l’origine du sobriquet amical de « Limaquès » (les limaces), décerné jadis à ses habitants.

ORIGINE DU NOM

Deux thèses s’affrontent quant à l’origine du nom de Séméac :
La toponymie de Séméac viendrait de sémi, semé et aqua, ac : terrain semé d’eau, allusion au sous-sol qui recèle une des plus grandes nappes phréatiques du secteur. Une autre thèse tend à rapprocher ce nom de tous les noms de lieux terminés par « ac » comme Bernac, Préchac, Arcizac… qui désignaient un domaine gallo-romain identifié par le nom de son propriétaire : Séménius, dans le cas de Séméac.
Les deux hypothèses sont possibles, mais non vérifiables.

Ville de Séméac - Hautes-Pyrénées - Place de la Mairie

HISTORIQUE

Si le site de Séméac était déjà occupé au Paléolithique, puis dans l’Antiquité (des chercheurs locaux ont trouvé des vestiges lors de travaux), les premières traces de sa véritable histoire remontent au Moyen Age : la seigneurie de Séméac apparaît à la fin de la dynastie carolingienne. Auparavant possession tarbaise, elle est le fruit de l’échange, en 1020, – entre le duc de Sanche, Guillaume, prince et duc de Gascogne, et Arnaud-Raymond de Bas ou de Coarraze -, d’un terrain situé à Saint-Pé, dont le premier avait besoin pour construire le monastère des Bénédictins.

L’existence de Séméac apparaît dans les textes dès 1032.

Plus tard, les barons de Castelbajac dépossédèrent les Coarraze de ce domaine, qu’ils conservèrent pendant près de trois siècles.

Le village lui-même, constitué de l’église, du premier château et de quelques maisons, fut fondé vers 1275 par Raimond de Castelbajac. En 1540, le baron Bernard de Castelbajac vendit sa seigneurie à Claire de Gramont, alors unique héritière du nom et des armes des Gramont, famille originaire des confins de la Navarre et du Béarn, qui partagea dès lors sa vie entre les châteaux de Bidache, Bayonne, Pau puis Séméac.

Au XVIIè siècle, Séméac fut érigé en marquisat. Le premier marquis de Séméac, Henri (1619-1679), comte de Toulonjon, Gramont et Asté, sénéchal et gouverneur de Gascogne, rasa le premier château et le fit reconstruire avec une telle magnificence qu’il mérita le surnom de « Petit Versailles ».

Dans la longue suite des Gramont de Séméac, se détachent quelques personnages :

Antoine 1er de Gramont, fils de Claire, seigneur de Séméac, maire de Bayonne depuis l’âge de neuf ans, libéra Tarbes assiégé par les Huguenots du baron d’Arros en 1574.
Antoine II, lui, mourut à Séméac en 1644, l’année où il avait été fait duc et pair de France par le jeune Louis XIV.
Antoine III, Maréchal de France en 1641, servit Richelieu et Mazarin.
En 1660, Charlotte de Gramont épousa Louis Grimaldi, un ancêtre du prince Rainier III de Monaco Deux mois plus tard, ils furent invités aux fêtes du mariage de Louis XIV !
Un des arrière- petits-neveux d’Henri, Antoine VII, mena une vie de dissipation et ruina consciencieusement sa famille. Il fut le dernier propriétaire du château où, paraît-il, il n’était jamais venu ! Par suite du manque d’entretien, l’angle méridional du bâtiment s’écroula en 1777. Ruiné, incapable de le faire réparer, retiré à Bidache, Antoine VII ordonna la démolition complète en juillet 1777 (sous Louis XVI). Beaucoup de ses pierres ont servi à la construction des vieilles maisons de Séméac, et même de l’hôpital de Vic-en-Bigorre !
La Révolution Française provoqua le renversement de l’aristocratie locale, son expropriation et la confiscation des biens du clergé. Les terres ainsi récupérées furent mises à la disposition de la Nation . Confisquées et mises en vente, elles furent achetées par les grands bourgeois tarbais : les Caussade (marchands, avocats), Théaux (avocats au Parlement), Sireix (greffiers)…

Après 1850, les moyens et petits paysans du village, d’abord journaliers, purent les acheter, lorsque les premiers propriétaires les revendirent pour placer ailleurs leurs capitaux. Il faut voir là l’origine des propriétés paysannes établies solidement à Séméac pendant tout le XXè siècle.

Ville de Séméac - Hautes-Pyrénées - Conseil Municipal

LES MONUMENTS – LES ARCHIVES DE LA VILLE

Séméac ne possède plus de monument historique depuis que le château des Gramont a été démoli en 1777.

Le monument aux morts , récemment rénové , en mémoire des Séméacais morts pour la France, retrace un pan douloureux de l’histoire à ne jamais oublier.

Les Archives Départementales  ont pris en charge à partir de 2011, le plan cadastral ante- napoléonien de la ville , ainsi que l’atlas cadastral de 1819 qui a été rénové et présenté en 2014 à la population séméacaise.

Bon nombre  d’archives communales anciennes, des registres de délibérations  patiemment collectés sur une période de 30 ans de travail à la bibliothèque de Séméac par Mme Vandenmosselaer , ont été confiées aux Archives Départementales où il est possible de les consulter en salle de lecture.

La consultation en ligne propose, pour la commune de Séméac les documents suivants:

Les registres de délibérations de la commune ( 1968-1990 )
Les plans cadastraux napoléoniens ( 1817-1819)
La monographie de l’instituteur Amaré (1887 )
Le plan d’école des filles (1880 )

Archives départementales
5 rue des Ursulines
BP 1343
65013 Tarbes

Adresse du site http://archivesenligne65.fr

L’EGLISE

La première église avait été édifiée vers 1285 par Raimond-Arnaud de Castelbajac.
Incendiée par les Huguenots en 1569, elle fut reconstruite, en 1609, par les ducs de Gramont, avec les vestiges de l’ancienne, puis remaniée au 18ème siècle, où fut réalisé le retable, par Dominique Ferrère (1723-1808), petit-fils de Jean Ferrère, fondateur d’une dynastie de sculpteurs spécialisés, installés à Asté. De leurs ateliers sortirent pendant près de deux siècles les éléments les plus originaux du décor et du mobilier des églises haut-pyrénéennes.
Le clocher et le porche avaient été ajoutés sous le règne de Louis XV.
La voûte en berceau, reposant sur 8 colonnes, date du XIXème siècle.
Les grilles de la cour et du portail de l’église furent installées en 1898 et sont le fruit de la générosité d’un mécène séméacais.

L’église porte le nom de sa Sainte-Patronne : Notre-Dame de l’Assomption, fêtée le 15 août.

Ville de Séméac - Hautes-Pyrénées - Eglise et place de la Mairie

LES SEMEACAIS CELEBRES

Albert Bernet (1883-1962)

Surnommé « Albert de Séméac, dit la Liberté », Compagnon tailleur de pierre mais aussi architecte, sculpteur, peintre d’aquarelles, écrivain, félibre occitan, franc-maçon, homme politique, enseignant…, Albert Bernet, né au « Bout-du-Pont », fut un personnage original et quelquefois controversé, Fils d’un menuisier natif de Pouyastruc, il étudia à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux et celle des Arts Décoratifs, obtint son diplôme d’architecte à Tarbes , participa à la vie publique de Séméac en faisant partie pendant 4 ans du Conseil Municipal, avant de commencer, en 1912, une carrière d’architecte à Paris.

Parallèlement il s’initia à la Franc-Maçonnerie, devint Compagnon tailleur de pierre Etranger du Devoir de Liberté, en 1923, à Paris.
Il atteignit le sommet de la hiérarchie maçonnique, devint un architecte ayant pignon sur rue, enseigna l’Histoire du Travail au Collège des Sciences Sociales.

Marié en 1935 avec Marie Houdré, médecin et militante féministe, il s’engagea politiquement en 1936. Son action pendant les années d’Occupation est controversée.

Rentré au pays à la fin des années 50, il établit les plans de quelques maisons, peignit une série d’aquarelles sur le thème des demeures de célébrités en Bigorre (dont Voivenel et Foch), oeuvres léguées au musée Massey par ses sœurs. D’autres aquarelles et des sculptures seront données à des particuliers ou au château de Mauvezin .
Félibre bigourdan, il défendit la langue d’Oc, écrivit des contes et des poèmes publiés dans les revues littéraires régionales.

Mort en son domicile en 1962, il est enterré au cimetière de Séméac.

Œuvres d’Albert Bernet :« la morale professionnelle » (1920)
« Georges Sand et les ouvriers »
« Joli Cœur de Pouyastruc » (1928)
« les maisons économiques » (1929)
« ço qy’ey lou coumpanhounarye dou Tour de Franço » (après-guerre )
Jean Duclos-Gavarnys (1875-1947)
Séméacais de naissance, fils de menuisier, Jean Duclos fit carrière dans l’administration des P.T.T. d’abord à Paris, où il put satisfaire son goût pour les Beaux-Arts et la littérature, en fréquentant sculpteurs et écrivains.

Nommé à Tarbes, il s’intéressa à la vie intellectuelle des Hautes-Pyrénées, en devenant membre de la Société Académique.

Félibre local, il s’adonna à la littérature et sous les pseudonymes de Duclos-Gavarnys et de Jehan du Rubisclou, enthousiasma les Hauts-Pyrénéens par ses chroniques en prose et en vers.

A son activité journalistique très variée (chroniques sur le sport, les conférences et les expositions de peinture), s’ajoutait le goût pour le vélo, l’auto, mais surtout la montagne : c’était un passionné des Pyrénées, qui furent son cadre d’évasion et sa source d’inspiration.

Mort à 72 ans, il est enterré au cimetière de Séméac.

Docteur Paul Voivenel (1880-1975)

Psychiatre et humaniste, il signait ses écrits « Voivenel le Limaquès ».
Né à Séméac d’un père capitaine de gendarmerie, il perdit sa mère à 18 mois, son père à 6 ans, et fut élevé par sa belle-mère.
Après des études au lycée de Tarbes, il fréquenta la Faculté de Médecine à Toulouse et devint neuropsychiatre.

C’était un personnage complexe, psychiatre devenu une sommité dans son domaine, homme de lettres, philosophe qui a frôlé le Prix Nobel, conférencier, et en même temps grand sportif, défenseur ardent du rugby qu’il pratiqua dès sa jeunesse. Il cultivait le goût des pseudonymes, qu’il utilisa dans sa carrière journalistique :

c’est « La Selouze » qui relatait les matches de rugby dans « Le Midi Olympien »,
c’est « Compagnou », le paysan rustique, qui écrivait ses états d’âme dans « La Dépêche du Midi»,
c’est enfin « Limaquès » le Séméacais, surnom qu’il ajoutait souvent à sa signature.
Il a offert la plupart de ses œuvres, dédicacées, à la Bibliothèque Municipale de Séméac : « on ne vend pas les livres que l’on aime, on les donne à ses amis », se plaisait-il à dire.

Il est mort en 1975, sans descendance, à Capoulet-Junac, son village ariégeois d’adoption, où sa dernière demeure a été transformée en musée, en grande partie consacré au rugby.

Chronologie des Maires de Séméac depuis la Révolution.

Fin du 18è siècle :
  • M.Laparra du 25/05/1790 au 08/04/1792.
  • Jean Caussade de 1792 à décembre 1795.
  • Jacques Tapie de décembre 1795 à mai 1797.
  • Jean Paul Maumus de 1797 à 1803. Longévité dans le poste M. Maumus: 6 ans
19è siècle :
  • Jean Carmouze de 1803 à 1804.
  • M.Saint Ubéry de Février 1805 à juin 1805
  • Jean Dupin-Sarthe : de juin 1805 à 1813.
  • M.Larrieu : de 1814 à 1820.
  • Jean Douste : de de 1820 à 1824.
  • Retour de J.P.Maumus : de 1824 à 1831.
  • Guillaume Caussade : de 1831 à 1841 et de 1846 à 1856.
  • Jean Michel Caussade : de de 1856 (nommé par le préfet) à 1870 puis de 1878 à 1881
  • Jean Tapie : de 1870 à 1874 puis d’octobre 1876 à janvier 1878 et du 15 novembre 1881 au 17 mai 1884
  • Henri Bialle : de mai 1884 à mai 1892
  • Edouard Dallas : de mai 1892 à 1913 Longévité dans le poste : M. Dallas:21 ans
20è siècle:
  • Jean Pierre Tapie: de mars 1913 à mai 1925 et de janvier 1928 à mai 1929
  • Joseph Poulastrou: de mai 1925 à janvier 1928
  • Joseph Muret: de juin 1929 à juin 1933
  • Etienne Noguès: de juillet 1933 à novembre 1933
  • Emile Ferrou: 1er adjoint intérim, puis 1934 à septembre 1941
  • Louis Duboé: de septembre 1941 à août 1944 (nommé par Vichy)
  • Emile Ferrou de nouveau de septembre 1944 à octobre 1947
  • André Noguès: de novembre 1947 à 1985 ; Longévité dans le poste: M. Noguès 38 ans
21è siècle :
  • Guy Duffaure: mandat fin 20è et début 21ème siècle- de 1985 à 2010.Longévité de M.Duffaure : 25 ans
  • Geneviève Isson: de décembre 2010 à mars 2019.
  • Philippe Baubay : de mars 2019 à